Mariam Bamba, celle qui pimente vos nuits

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Mariam Bamba se défini comme une touche à tout. Initiée par sa mère à l’entreprenariat dès son plus jeune age, elle a très vite compris qu’elle était faite pour apporter de la valeur aux autres. Titulaire d’un DEUG en anglais et d’un BTS en gestion commerciale, Marketing et Management, Mariam est aujourd’hui à la tête d’une entreprise spécialisée dans la création, la confection et la vente de lingerie et accessoires de séduction.

Pourriez – vous vous présenter à nos lecteurs ?
Bonjour chers lecteurs et lectrices.  Je suis Konate Mariam Epse Bamba, créatrice de lingeries et accessoires de séduction, décoratrice, business woman. Je vis à Abidjan (Côte d’Ivoire ). J’adore ce que je fais, voyager et passer du temps en famille.
Parlez-nous de votre parcours
J’ai suivi un parcours scolaire normal comme tout le monde. D’abord des études primaires et le 1er cycle à l’intérieur du pays (Agboville). Ensuite  le second cycle au lycée des jeunes filles de Bingerville. Après le BAC, j’ai intégré l’université où j’ai obtenu un DEUG en anglais avant de m’inscrire en grande école pour un BTS en gestion commercial et une licence en marketing management.
Quelles motivations vous ont poussé à vous lancer dans l’entrepreneuriat ?
Je dirai que c’est inné (rire). Ma mère était une femme battante et très dynamique, grande commerçante, elle nous a tout de suite initié à l’entreprenariat.  Déjà au primaire, j’allais vendre seule (sous la supervision de ses copines) dans les petits villages et les week-ends  où je ne voyageais pas, j’avais ma table au marché que je gérais sous sa supervision bien sûr .
Je faisais aussi mes petits commerces.  Je ne ratais aucune occasion de vendre.  Je suis une touche à tout.
Ainsi après l’obtention de mes diplômes, je me mise en quête d’un emploi. Ca n’a pas été facile. J’ai pu avoir de petits stages ça et là, mais rien de concret.  Ne voyant donc pas le bout du tunnel, je suis revenue à mes vielles pratiques » le grouillement « .
J’ai ouvert une boutique de vente d’accessoires de mode made in France. Mais j’étais chaque fois sollicité par des ami(e)s pour des décorations. Je les aidais aussi dans le processus d’organisation de leurs mariages. Ils me confiaient particulièrement tout ce qui concerne les coquineries (lingerie, déco chambre nuptiale, accessoires de séduction…). J’ai donc décidé de professionnaliser tout ces services. C’est ce qui a donné naissance à mon entreprise SWEET Djamil.
Présentez – nous votre entreprise 
Composé de l’anglais « SWEET » qui signifie douceur, tendresse et de l’arabe DJAMIL qui signifie beauté, élégance,  SWEET Djamil  est une jeune entreprise spécialisée dans la création, la confection et la vente de lingerie et accessoires de séduction (faits mains). Nous faisons aussi la décoration, entretien, conseils et suivie de mariées.
Dans votre activité, quels sont les défis auxquels vous faites face ?
Les défis sont nombreux, il faut citer entre autres le problème de financement. Il y’a aussi la conciliation entre vie professionnelle et vie de famille, les conditions n’étant pas toujours réunies, la tâche s’avère quelques fois difficile.
Comment vous organisez – vous pour allier vie de famille et vie professionnelle ?
Tout ce que je fais n’est possible qu’avec le soutien et l’aide du conjoint. Monsieur me soutien et m’aide énormément. Ce qui me permet de gérer mes plannings sans trop grande difficulté. J’essaie de mettre en place une organisation rigoureuse et de faire la part des choses. Je gère mes activités par ordre de priorité.
Dans votre vie d’entrepreneure, quels sont les difficultés que vous rencontrez le plus souvent ? Comment vous en sortez-vous ?
La difficulté majeure dans mon cas précis est que tout ce que je fais est manuel, du coup sa demande beaucoup de temps et d’attention. Je travaille avec des aides mais le plus dur du boulot me revient et c’est pas toujours facile.
Quelle est la phrase que vous vous répétez quand vient le découragement ?
« Repose toi s’il le faut, mais n’abandonne jamais.  Et rappelle toi, au bout de l’effort, se trouve la récompense « .
Que pensez-vous de l’entreprenariat féminin en Afrique et surtout en Côte d’Ivoire ?
L’ entrepreneuriat féminin en Afrique et précisément  en Côte d’ivoire est en pleine expansion. Les femmes et surtout les jeunes filles ont compris qu’il fallait se bouger. Il n’y a qu’à faire un tour sur les réseaux sociaux pour le constater. L’avenir du monde c’est l’Afrique et l’avenir de l’Afrique passe par les femmes. Seul le travail paie et c’est bien qu’on commence à le comprendre.
Quels sont vos conseils à l’endroit de toutes les femmes ou jeunes filles qui souhaitent se lancer dans l’entreprenariat ?
À toutes celles qui voudraient se lancer dans l’entreprenariat , je leur dirait que c’est le moment.  Ce n’est ni  après, ni demain, c’est maintenant ! Le marché n’est jamais saturé. S’il y’a de la place pour 1000, alors il y en aura pour 1001. Entreprendre demande beaucoup de patience,  parce qu’au début on a l’impression qu’on gaspille du temps et de l’argent. C’est seulement en persévérant qu’on s’aperçoit des retombées positives.  Ne jamais abandonner au 1er échec. Soyez forte ! Soyez fermes et méritez votre récompense !
 
Page Facebook : SWEET Djamil by Marko
Contact : 00225 06 25 14 59

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